Mon espace libre...

transmission....

le 07/04/2008 à 18h52

Un jeune Albanais malade en centre de rétention

Au mépris de toute considération sur son état de santé, Fatmir Fertuna, 18 ans, est enfermé au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot (77).

Fatmir Fertuna, Albanais de 18 ans, réfugié à Vesoul (Haute-Saône) après l’assassinat de ses parents au cours des événements de 1997 en Albanie, a été enfermé à la prison administrative pour étrangers (CRA) du Mesnil-Amelot sur décision du préfet de Haute-Saône. Il faut bien faire ses chiffres et livrer son poids d’expulsés au ministre !

Fatmir pourtant a un dossier de demandeur d’asile en cours à l’OFPRA. On ne la fait pas à Monsieur le Préfet, s’il fallait que l’OFPRA accorde le statut de réfugié ou que le préfet régularise tous ceux dont les parents ont été assassinés, où irait-on ?

Par ailleurs, Fatmir souffre d’une maladie grave. Le médecin-inspecteur de Santé Publique de Seine-et-Marne a donné un avis indiquant que son état de santé nécessite une prise en charge médicale n’existant pas dans son pays d’origine et qu’il ne peut pas voyager sans risque. Monsieur le Préfet s’en fout. Il n’est pas là pour faire du sentiment, il est là pour faire du chiffre.

Alors, Fatmir, 18 ans, orphelin et malade, sera expulsé pour que la terreur règne parmi les sans-papiers et que d’autres Yvan (12 ans) sautent par la fenêtre pour fuir la police et en restent handicapés à vie, que d’autres Chulan Zhang Liu s’enfuient aussi par la fenêtre et se tuent, que d’autres John Maïna se pendent en apprenant qu’ils doivent retourner au pays où ils ont été martyrisés, que d’autres Baba Traore se jettent dans la Marne plutôt que d’avoir affaire à la police française.

Jusqu’où iront-ils ? Combien de morts, de handicapés, de traumatisés à vie, vivant dans la terreur en France ou désespéré et perdant la tête quand ils sont expulsés faudra-t-il pour que cesse cette politique dégueulasse ? 

• La Section de Haute-Saône de la Ligue des Droits de l’Homme
Réseau Education Sans Frontières de Seine-et-Marne •

Faites le savoir en mailant, faxant, téléphonant à :
La Préfecture de Haute-Saône :
Tel : 03 84 77 70 00
Fax :03 84 76 49 60
Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr

La famille des monts d'arrée

le 06/04/2008 à 18h14


Cette histoire se passe dans les monts d'Arrée.
En ce temps là les korrigans étaient encore nombreux à se montrer et les habitants du coin les connaissaient
assez pour savoir s'en méfier, mais malheur à l'étranger qui ne savait écouter les conseils des anciens...

korrigan dormant

Un homme, sa femme et leur fils arrivèrent en ce pays afin se s'y installer car la terre était fertile et encore vierge
de cultures. ls trouvèrent un endroit sur le versant d'une colline pour y construire leur chaumière. A cent pas,
l'homme se dit que le sol serait idéal pour son blé, alors il commença à labourer la terre.
Cachés dans les fourrés, deux korrigans observaient l'homme de leurs yeux malicieux. Il s'approchèrent de lui et lui dire " :qu'est ce que tu fais là ?"
- Je laboure ma terre..., répondit l'homme tout de même étonné de voir ces fameux korrigans.
- Pourquoi donc ? demandèrent ces dernier d'une seule voix.
- Pour y semer du blé...
- Et bien nous allons t'aider !"
Le paysan n'eut pas le temps de reprendre son souffle que les deux korrigans étaient déjà au travail et labouraient le champ
à une telle vitesse qu'il était impossible de les suivre des yeux... et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire,
le champ était labouré et les korrigans disparus.
Quand sa femme le vit rentrer plus tôt elle le questionna et il lui raconta son aventure. Quelques temps plus tard,
quand la saison fut bonne pour semer, le paysan se rendit à son champ pour y travailler.
Il commença alors à semer son blé mais dix korrigans le regardaient depuis les fourrés et vinrent le trouver :
"Qu'est ce que tu fais là ?"
- Je sème mes grains...répondit il.
- Pourquoi donc ? demandèrent-ils d'une seule voix.
- Pour récolter du blé...
- Et bien nous allons t'aider !"
Et comme naguère, les dix korrigans se jetèrent sur le sac de grain et le paysan n'eut le temps que
d'apercevoir des formes défiler sur son champ puis disparaître tout aussi vite : le champ était semé...
Le voyant de nouveau rentrer plus tôt, sa femme l'interrogea et quand son mari eut fini, elle lui dit combien elle s'inquiétait
car jamais les korrigans n'étaient intervenus dans la vie des hommes sans raison...
Mais l'affaire fut de nouveau oubliée et quelques mois plus tard, alors que le soleil faisait resplendir les collines et ses buissons d'ajonc,
le paysan vint voir son fils et lui demanda d'aller au champ afin de lui rendre compte si le blé était bon à récolter.
Le jeune homme arriva donc au champ. En voyant combien le blé était doré et les grains appétissants, il se dit qu'il était bon à récolter.
Mais avant de repartir, il entra dans le champ et cueilli quelques germes à se mettre sous la dent.
Cent korrigans étaient cachés dans les fourrés et avant que le fils ne reparte, ils s'approchèrent et lui demandèrent d'une seule voix :
"Qu'est ce que tu fais là ?"
- Heu..., je goûte le blé de mon père, répondit-il.
- Pourquoi donc ?
- Pour savoir s'il est bon à récolter...
- Et bien nous allons t'aider !"
Le jeune homme, avec encore à la main ses quelques grains, vit la troupe de korrigans se précipiter sur le champ
et encore plus vite que l'éclair au soir d'orage, le blé beau et tendre et la troupe avaient disparus.
N'en revenant pas, le garçon resta longtemps sans bouger car il redoutait de retourner chez lui pour raconter ce malheur.
Cependant, le père qui trouvait que son fils était bien long, arriva. Quand il vit le champ dévasté et son fils
avec encore à la main les quelques grains de blé, il entra dans une terrible colère et attrapa son fils pour le battre.
Mille korrigans dans les fourrés observaient la scène et demandèrent d'une seule voix :
"Qu'est ce que tu fais là ?"
- Je bats mon fils ! répondit l'homme en levant la main une nouvelle fois sur son fils qui criait.
- Pourquoi donc ?
- Il a laissé ce malheur arriver et me voilà ruiné...
- Et bien nous allons t'aider !"
Le paysan eut alors juste le temps d'ouvrir la bouche pour parler mais les mille korrigans étaient déjà sur
son fils et le pauvre ne put résister bien longtemps.
La mère intriguée par les cris et le bruit, arriva près du champ et n'aperçu que son fils allongé et sans vie.
Elle se précipita vers lui et se mit à pleurer sans pouvoir s'arrêter.
Dix milles korrigans étaient là dans les fourrés et demandèrent d'une seule voix :
"Qu'est ce que tu fais là ?"
- Je pleure toutes les larmes de mon corps, répondit la mère entre deux sanglots.
- Pourquoi donc ?
- Mon fils est mort...
- Et bien nous allons t'aider !" Et aussitôt dix milles korrigans se mirent à pleurer toutes les larmes de leur corps et ils pleuraient tant et si bien
que le flot de leur larme dévastait tout sur son passage et bientôt il ne restait plus rien :
plus de chaumière, plus de champ dévasté et plus de famille éplorée, rien...
Cette histoire souvent depuis est racontée et personne n'a de nouveau osé s'installer sur ces Monts d'Arrée...


Source inconnue

Conte des korrigans

le 06/04/2008 à 18h06
 Il y avait autrefois une veuve qui avait un fils. Tous deux vivaient pauvrement, et ils étaient obligés de tirer la charrue à tour de rôle parce qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour acheter une paire de boeufs. Néanmoins, la veuve tirait parti de tout ce qu'elle pouvait et sa cabane était tenue très proprement. On ne tarissait pas d'éloges sur elle, dans le pays, et on aurait bien voulu qu'elle se tirât d'affaire. Malheureusement, les temps étaient rudes alors, et personne ne pouvait les aider autrement qu'en leur donnant parfois du pain et quelques galettes de blé noir. Cela n'empêchait pas le fils d'être un beau garçon courageux au travail.

Or, une nuit, la veuve eut un songe : elle se vit dans une grande forêt à la poursuite d'un attelage tiré par deux boeufs blancs et noirs. Au bout d'une course épuisante, elle parvenait enfin à rattraper l'attelage et elle le ramenait à la maison. Elle fut très impressionnée par ce rêve, et, le matin, elle dit à son fils :
- Allons à la foire d'Hennebont pour y chercher une paire de boeufs.
- Mais, ma mère, répondit le fils, nous n'avons pas le moindre argent !
- Cela ne fait rien, dit-elle, je sais que j'en trouverai.

 

Ils partirent donc pour la foire d'Hennebont. Ils marchaient d'un pas rapide et, à la croisée de trois chemins, ils virent un petit homme sortir de dessous la terre et venir vers eux.
- Où allez-vous comme cela ? demanda le petit homme.
- À la foire, à Hennebont, répondit le fils, pour acheter une paire de boeufs. Mais nous n'avons pas d'argent pour payer.
- Si vous descendez avec moi dans ce trou, dit le petit homme, et si vous savez vous comporter comme il faut, je vous garantis que vous ne manquerez de rien.

 

Ils suivirent le petit homme et s'engagèrent dans un trou, au milieu d'un buisson. Le trou leur paraissait bien trop petit pour eux, mais quand ils descendirent, ils ne sentirent aucun gêne. Ils furent alors saisis d'étonnement, car ils se trouvaient dans une grande maison remplie d'enfants qui n'étaient pas plus grands qu'un sabot de bois. C'étaient tous des korrigans. On leur dit que le père était très malade et sur le point de mourir, mais que s'ils connaissaient quelque remède, ils en seraient récompensés largement. La veuve réfléchit et demanda qu'on allât lui chercher des herbes. Les korrigans sortirent et revinrent peu après, apportant ce que la femme avait demandé. Alors elle confectionna des tisanes et les fit boire au malade. Celui-ci commença à se sentir mieux.
- Si vous sauvez mon mari, leur dit la mère des korrigans, vous ne manquerez jamais plus de rien.

 

Ils restèrent là trois jours et trois nuits à soigner le père des korrigans, mais ils ne trouvaient pas le temps long et s'imaginaient être là seulement depuis trois heures. Le père des korrigans fut bientôt guéri. Il dit à la veuve et à son fils

- Venez avec mon épouse et moi-même. Nous vous donnerons une maison et tout ce qu'il faut pour bien y vivre.

Ils arrivèrent à un grand bois dont les arbres n'avaient pas été élagués depuis bien longtemps. Le korrigan se dirigea vers une grosse pierre que, malgré sa petite taille, il souleva sans difficulté. Il y avait là un trou, très profond, mais très étroit, comme celui que la veuve et son fils avaient emprunté pour aller chez les korrigans. Le petit homme leur demanda d'y pénétrer.
Ils descendirent et furent bien étonnés de ce qu'ils voyaient : il y avait là une grande maison, avec de beaux meubles et de la vaisselle abondante, et de bons lits avec des couvertures. Par la fenêtre, on voyait une prairie bien verte, avec des vaches et des boeufs qui paissaient.

- Tout cela est à vous, dit le père des korrigans. Vous mérité puisque vous m'avez sauvé la vie. Mais je dois vous avertir qu'un grave danger vous menace. Dans huit jours, quelqu'un viendra ici. C'est mon père. Il est vieux et très méchant. Il viendra ici pour vous effrayer et tenter de vous chasser. Si vous refusez de partir, il vous tuera après avoir prononcé contre vous toutes sortes de malédictions. Mais je vais vous dire ce qu'il faut faire. Quand vous l'entendrez arriver, que la mère se place au pied du lit tandis que le fils se cachera dessous. Mon père aura un énorme couteau et un revolver à sept coups, mais quand il tirera, jetez-vous par terre et il ne pourra vous atteindre. Il essaiera alors de vous tuer avec son couteau et c'est alors que votre fils interviendra. Mais, je vous l'assure, s'il vous attrape, il vous tuera.

 

La huitième nuit, la mère et le fils entendirent un grand bruit et commencèrent à trembler. Ils virent le vieux korrigan qui tempêtait et jurait.

- Ah ! criait-il, je vous vois et vous êtes à moi !

Il les pousuivait l'un et l'autre. La mère se plaça au pied du lit tandis que le fils se cachait dessous. Il tira sept coups de revolver, mais la veuve s'était jetée par terre et elle ne fut pas atteinte. Alors, le vieux korrigan brandit son couteau, qui était presque aussi grand que lui-même, et se précipita vers la pauvre femme. Mais, à ce moment, le fils sortit de dessous le lit et lui coupa la tête. Alors, à ce même moment, arrivèrent des korrigans en grand nombre, ils étaient sûrement plus d'une centaine. Ils riaient et dansaient de joie en répétant :
- Que s'est-il donc passé ici ? Que de plaisir nous allons avoir ! Il est mort, le barbare, le cruel qui nous tyrannisait ! Nous allons faire la fête. Nous danserons et nous planterons un arbre en signe de notre liberté.

Et les korrigans manifestaient bruyamment leur joie. Quant à la veuve et son fils, ils vécurent tranquillement dans la maison que leur avaient donnée les korrigans, et ils ne manquèrent jamais de rien.

FIN                               Source: Contes et Légendes



Epoussetage

le 13/02/2008 à 09h51

Époussetage !


"Une maison devient un foyer quand on peut écrire "Je vous aime" sur les meubles."


Je ne peux vous dire combien d'heures j'ai passées à FAIRE LE MÉNAGE !


J'avais l'habitude d'y consacrer au moins 8 heures chaque fin de semaine m'assurant que tout était parfait « au cas où quelqu'un viendrait. » Puis un jour, j'ai réalisé que personne ne viendrait. Tout le monde était dehors à vivre sa vie et à avoir du plaisir !


Maintenant, lorsque les gens me rendent visite, je n'éprouve plus le besoin de récurer ma maison de fond en comble. Ils sont davantage intéressés à m'écouter leur raconter ce que j'ai fait pendant que j'étais dehors à jouir de ma vie et à avoir du plaisir. Et si vous n'avez jamais pensé faire pareil, laissez-moi vous donner ce conseil : la vie est courte. Jouissez-en !


Époussetez si vous le devez, mais ne vaudrait-il pas mieux peindre un portrait ou écrire une lettre, préparer un gâteau ou planter une semence, méditer sur la différence entre volonté et nécessité ?


Époussetez si vous le devez, mais en avez-vous le temps, avec tous ces appels provenant de ces rivières qui vous invitent à nager, de ces montagnes à grimper, de cette musique à écouter et de ces livres à lire, de ces amis à chérir et de la vie à vivre ?


Époussetez si vous le devez, mais le monde vous attend dehors vous offrant le soleil qui brillera dans vos yeux, le vent qui caressera vos cheveux, un flocon de neige, une douce ondée. Ce jour à jamais passera et ne reviendra plus.


Époussetez si vous le devez, mais gardez à l'esprit que la vieillesse arrivera à son heure et que vous ne lui échapperez pas. Et que lorsque vous partirez, et vous devrez partir, rien ne l'empêchera, vous, et à vous seul, vous génèrerez tellement de poussière !


Partagez ceci avec toutes les merveilleuses femmes du monde ! JE VIENS TOUT JUSTE DE LE FAIRE.


Ce n'est pas ce que vous amassez mais bien ce que vous éparpillez qui témoignera de la vie que vous avez vécue.


Auteur inconnu

Monsieur Jacques

le 10/02/2008 à 20h40
Non, non, je n'étais pas évaporée......me voici de retour avec une invitation à découvrir l'univers de Monsieur Jacques si vous ne vous y perdez pas déjà....
J'espère que vous voyagerez avec autant de bonheur que moi...

http://monsieurjacques.fr/index2.html




Voici un lien pour une belle lecture :

http://www.chez.com/feeclochette/Musset/musset.htm






MSM

le 10/01/2008 à 17h34
Eureka, je viens de trouver sur le net comment faire fonctionner mon clavier sur MSM...   Je croise les doigts ....pour enfin pouvoir en user ( de MSM!° sans bug!!!! 
Sinon, je m'avouerai vaincu ....
Mon ordi serai alors définitivement allergique....

Mon chemin

le 10/01/2008 à 17h22
Mon chemin.


Un pas, puis un autre
Me mènent sur ce pavé
Vers un lieu étrange
Subtil athanor, abri
De l’œuf philosophal
Où s'accomplit, dans le silence
Des mystères d'éternité
Une partie de ma vie.

Dans le noir de mon univers
S'affrontent les couleurs
De la vie incertaine.
Mais, l'absence de blancheur
N'ôtes point la force
Car, il y a noir et noir
Gloire à qui veut savoir
Et découvrir par-delà les mensonges du jour
La source de vraie puissance d'Amour.

Mais, point ici de puissance matérielle
C'est au fond de toi, dans le silence de ton âme
Que naîtra la force spirituelle
Unique sémaphore de lumière.



Découvrez l'auteur:
www.jean-fred.net

La pointe Saint Mathieu....

le 08/01/2008 à 08h01
Ce matin, je vous invite à une ballade virtuelle près de chez moi....

HISTOIRE DE LA POINTE SAINT MATHIEU


Le mémorial « Aux Marins » s’intègre dans un site riche en histoire, en symbole et en légendes : il s’inscrit dans la continuité de la mémoire des hommes.

Ce cap, situé dans la partie la plus à l’ouest de l’Hexagone, est connu depuis la plus haute antiquité. Des objets préhistoriques dont la particularité leur a valu de recevoir la qualification de « type de Bertheaume » ont, entre autres éléments, été recueillis aux abords de Trezel, du côté du bourg.

Le géographe grec Ptolémée cite le Portus Staliocanus que l’on croit pouvoir rapprocher de Pors Liogan situé sur la corniche un peu plus au nord, et le promontoire de Gobée peut être la pointe Saint Mathieu, elle-même.

Il est certain qu’un courant commercial existe, de longue date, reliant la Méditerranée, le sud de la Gaule et les îles Brittoniques, les îles Cassitériques. Le passage, à vue et de jour, de cet espace géographique dangereux peut alors durer plusieurs jours et est l’occasion de prendre quelques repos, d’assurer un ravitaillement nécessaire. La liaison trans-Manche, par ailleurs, est aussi une réalité, les peuples d’un côté et de l’autre se connaissent bien. La réputation des Vénètes, peuplade armoricaine, fait de l’ombre à l’hégémonie romaine ; une saute de vent leur est défavorable et César devient ainsi maître d’une partie de l’Armorique. C’est, curieusement, avec les Romains qu’arrivent en Armorique, les premiers Bretons chargés d’assurer en partie la sécurité du « Tractus Armoricanus », sorte de « Mur de l’Atlantique » avant l’heure, contre les premières incursions de barbares venus du nord, aux Ier et IIème siècles de notre ère.

La migration la plus importante a cependant lieu aux Vème et VIème siècles ; migration non conflictuelle que peut expliquer une culture proche. La religion aussi est commune même si les Bretons l’ont adaptée à leur culture clanique, puisant dans les racines druidiques, professant en particulier un monachisme extrême.

Comment s’étonner alors que Saint Tanguy ait choisi ce lieu, battu par tous les vents, pour y fonder, au VIème siècle, un monastère, en expiation au meurtre de sa soeur Sainte Haude.
Au IXème siècle, des navigateurs Léonards revenant de commercer en Ethiopie en ramènent le corps de Saint Mathieu. Après avoir échappé aux dangers du Raz, ils talonnent mais la roche s’écarte pour laisser le passage au bateau, c’est ainsi qu’ils mettent à terre la précieuse relique en ce lieu qu’ils nomment Loc Mazhé Traoun. Les précieuses reliques sont enlevées, plus tard, par des pirates, transportées en France et perdues à jamais pour l’abbaye bénédictine fondée sur les ruines de l’ancien monastère en 1157, mais Hervé I° Vicomte de LEON retrouve et ramène le chef du saint, en 1206, à son retour de Palestine. Ce dernier donne, de plus, une impulsion significative à la construction de l’abbaye. Les abbés ont droit de mitre et de crosse. Ils jouissent des haute, moyenne et basse justices ; l’enclos du gibet des moines se remarque toujours à l’entrée de l’agglomération, marqué par deux menhirs christianisés évoquant les deux religions ancestrales.

Objet de pillages faciles et fructueux, l’Abbaye est autorisée à élever en 1358 des fortifications, en particulier le donjon carré près de l’église. Ce qui n’empêche pas de nombreuses exactions anglaises ; la dernière est la désastreuse descente anglo-hollandaise de 1558 qui a les plus funestes conséquences. Si le Conquet renaît de ses cendres, la ville de Saint Mathieu qui compte, à cette époque, jusqu’à 36 rues et ruelles dont une rue des Orfèvres,ne s’en relève pas. L’église paroissiale Notre Dame du Bout du Monde (an Itron Pen-ar-Bed ) est détruite, son portail monumental du XIV°, au bout du mail, tout contre la chapelle Notre Dame de Grâce, laisse imaginer de sa taille.

L’Abbaye toutefois, disposant de ressources propres, est restaurée grâce au zèle de son abbé Claude DONDIEU, ambassadeur de France près du pape Paul III et de Charles Quint et l’un des pères du Concile de Trente.

Les Bénédictins réformés de Saint Maur s’y établissent en 1685. La situation est cependant difficile à tenir et les moines demandent en 1692 à se replier en un ailleurs plus confortable. Ils se voient opposer un refus souverain pour cause d’utilité publique. En effet, depuis quelque temps ils ont mission d’entretenir un feu servant à la Marine de Louis XIV. Cette pénibilité est-elle la raison pour laquelle l’abbaye exerce moins d’attraction sur le monde religieux ? Toujours est-il que la Révolution n’en chasse que quatre moines. Les bâtiments, vendus, sont démantelés, les pierres vendues…

Au feu monacal, est substituée, en 1773, une lanterne vitrée contenant 12 lampes à réflecteur d’une portée de 5 à 7 lieues en mer. Le phare actuel mis en service en 1835, culmine à 37 mètres portant son éclat salvateur à 60 kilomètres en mer. De son sommet s’embrasse un grandiose panorama sur une interminable traînée de récifs et d’îles, de Sein à Ouessant.

Lorsque la tempête s’élève, le spectacle est d’une tragique beauté, à la mitraille des galets roulant sous la vague, inlassablement, se joint le hurlement puissant du souffle marin, les îles s’estompent dans une brume diluée, le ciel et la mer se fondent l’un en l’autre, les embruns s’envolent au dessus de la falaise rivalisant avec l’oiseau de mer qui semble attendre un moment autre, et, lorsque tout s’éclaire et s’apaise, lorsque le bleu, le blanc, le gris reprennent leur droit, le site, nouveau, totalement changé, d’une étrange beauté, reste toujours propice au recueillement, « L’âme de nos marins plane sur l’océanJe l’ai vu ce matin sous l’aile d’un goëland… » chante Freddie Breizirland, nous aussi nous pouvons la voir, si….

Rémy le Martret


Pour marsupilami....

le 07/01/2008 à 14h37
Mode d'emploi pour garder le moral....

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